Les 10, 11 et 16 septembre, le spectacle « Une lumière qui traverse les siècles » a été présenté au Collège Santa Cruz, à Maringá, au Brésil.
Célébrer le bicentenaire de Vedruna dans le cadre scolaire a nécessité bien plus qu’une simple reconstitution historique ; il a fallu donner vie aux valeurs, aux choix et à l’héritage de Sainte Joaquina de Vedruna à travers l’apparence, la voix et l’art, avec des élèves de la 6e à la 9e (âgés de 10 à 14 ans).
La mise en place de ce spectacle s’est déroulée en trois étapes fondamentales.
1. Le fil conducteur pédagogique : rédigé par de nombreux contributeurs
Tout a commencé par un travail collaboratif de l’équipe pédagogique. Des enseignants de différentes disciplines, ainsi que des membres des services de coordination et de psychologie, se sont réunis dans le but d’adapter une biographie bicentenaire en une pièce de théâtre accessible à tous, en abordant les points suivants :
- Un lien historique et humain : Les enseignants ont apporté la rigueur historique et la dimension culturelle de l’époque à laquelle Joaquina a vécu.
- Bien-être et développement émotionnel : le département de psychologie et la coordination ont collaboré pour s’assurer que le récit s’adresse à la tranche d’âge des élèves de la 6e à la 9e, en transformant des concepts abstraits tels que la vocation, la résilience, le service et la solidarité en sentiments concrets.
- Le texte : On n’a pas cherché à établir un scénario rigide, mais plutôt une structure vivante laissant la place aux élèves pour qu’ils puissent jouer un rôle central.
2. La voix de l’histoire : la sensibilisation des narrateurs
Une fois le texte de base prêt, l’attention s’est portée sur les élèves narrateurs, qui constituaient le fil conducteur de la présentation. Le travail avec ce groupe est allé au-delà de l’art oratoire et de la formation à la présence scénique.
- Immersion dans le contexte : Les élèves ont été guidés tout au long d’une journée de réflexion à travers les étapes marquantes de la vie de sainte Joaquina : son enfance, sa jeunesse, son expérience du mariage, la maternité, le deuil et, enfin, l’appel à fonder la Congrégation des Sœurs Carmélites de la Charité de Vedruna.
- Identification émotionnelle : Pour raconter une histoire, il fallait la ressentir. Les narrateurs ont compris les sacrifices et le courage de Joaquina face aux défis de son époque, et ont appris à prêter leur propre voix à la mémoire et à la cause de la fondatrice.
3. Du cœur à la scène : la mobilisation des élèves de la 6e à la 9e classe
La dernière étape, la plus complète, a mobilisé l’ensemble des élèves. Les enseignants ont joué le rôle de facilitateurs et de passerelles entre le texte et l’expression artistique des élèves.
- Cercles de sensibilisation : Dans les salles de classe, l’histoire de Joaquina a été décomposée en scènes, en thèmes et en sentiments. Les élèves ont réfléchi à ce que signifie se mettre au service des autres et garder la foi et l’espoir dans les moments difficiles.
- Concrétisation dans l’art : À partir de cette prise de conscience, le sentiment s’est transformé en expression. Chaque classe et chaque groupe d’élèves ont contribué à l’élaboration du spectacle : dans les arts visuels, l’expression corporelle et le rythme.
- Unité et participation active : Les répétitions sont devenues des moments de réflexion. L’histoire de Sainte Joaquina n’est plus seulement un événement du passé, mais elle est devenue une expérience collective, où chaque élève de la 6e à la 9e met son talent artistique et son attachement au service de la mémoire de Vedruna.
Au cours de la présentation, le processus d’organisation de l’événement a été exposé et, dans ce contexte, il a été précisé que les parents, les proches et les amis présents faisaient partie de la famille Vedruna et, par conséquent, faisaient partie de cette histoire.
Le spectacle a été donné à deux reprises. Les enregistrements sont disponibles :



